Mise à jour forcée de Windows 10

Microsoft fait presque son mea-culpa

Depuis l’été 2015, Microsoft a vraiment tout fait pour que les utilisateurs de Windows effectuent la mise à jour vers la dernière version gratuite de l’OS, à savoir Windows 10. Gentiment d’abord puis de plus en plus agressivement en multipliant les messages, les notifications, les incitations diverses et variées.

 

Au point de prendre quelques libertés qui n’ont pas manqué de susciter la polémique. Mais pour le géant américain, la méthode utilisée fut propre. Chris Capossela, directeur marketing de Microsoft explique ainsi dans un entretien accordé à Windows Weekly, que “dans l’ensemble, Microsoft a su trouver un certain équilibre et qu’elle a pu inciter les utilisateurs à effectuer la mise à jour, sans être trop agressive”. La bonne blague.

 

D’ailleurs, le responsable reconnaît un cas où Microsoft a franchi la ligne blanche : la notification piégeuse. En mai dernier, l’éditeur diffuse une nouvelle boîte de notification pour inciter à migrer. L’utilisateur avait donc le choix entre modifier la date planifiée de mise à jour ou simplement annuler l’opération programmée. Il pouvait aussi fermer la fenêtre de notification par le biais de la petite croix dans le coin supérieur droit.

Et c’est là que résidait l’astuce, si on peut dire. Pour l’utilisateur, fermer de cette façon une fenêtre ne vaut pas consentement. Dans l’esprit de Microsoft, il en va tout autrement, les utilisateurs concernés ont en effet pu constater que l’éditeur n’interprétait pas une action basique de la même manière. Pour résumer, si la fenêtre est fermée, Microsoft l’interprète comme une validation de la planification de la mise à jour. Une première

Chris Capossela le reconnaît et fait acte de contrition : “Ce fut le cas en particulier quand le X rouge de la boîte de dialogue, qui annule normalement une action, ne permettait pas de stopper le processus. Nous savions que nous étions allés trop loin. Et, avec les systèmes d’informations actuels, en quelques heures, l’information serait propagée partout dans le monde. Bien sûr, nous avons eu besoin d’un certain temps pour livrer la mise à jour qui permettrait de rétablir les choses. Ces deux semaines ont été éprouvantes et clairement douloureuses pour nous. Mais nous en avons tiré beaucoup d’enseignement”. A la bonne heure.

Rappelons que si cette stratégie agressive a permis à Windows 10 de décoller, elle a suscité pas mal de grogne, une mauvaise image et quelques procès…

 

 

 

Sources:zdnet.fr

Laisser un commentaire